BIENVENUE AUX PAROISSES DE CARNAC
PLOUHARNEL LA TRINITE SUR MER

 

EXCEPTIONNEL  !!!
La paroisse de Carnac vient de se doter
d’une chaîne youtube.

 

La paroisse vient de se doter d’une chaine Youtube dont voici le lien :      bzh.me/carnac
     Vous y trouverez des prières, des enseignements, et bientôt la messe.
   ———>  Pour cela, il vous faut, une fois sur la chaîne, aller clicker sur
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     Dès que nous aurons 1.000 abonnés, nous pourrons transmettre la  messe en direct.       ALORS A VOS CLICKS !
2- Toutes les personnes qui ne reçoivent pas encore la feuille d’annonces par mail et qui le souhaiteraient, sont invitées à envoyer leur adresser mail à        doyennecarnac@gmail.com« .

 

HOMÉLIE DU PÈRE DOMINIQUE LE QUERNEC
LORS DE LA MESSE DU DIMANCHE 22 MARS

TEXTE DE L’ ACCUEIL ET DE CETTE HOMÉLIE

MOT D’ACCUEIL
Ma première pensée va vers vous, paroissiens de Carnac, Plouharnel et de la Trinité sur Mer, et vers vous tous qui participez à cette célébration grâce aux technologies modernes.

Depuis mardi dernier, notre pays est entré en confinement…

Mais sur notre territoire local, la vie est au ralenti depuis la découverte des premiers cas de maladie le 2 mars.
Nous nous sommes alors soumis aux décisions du Préfet, appuyées par les recommandations de l’Evêque, en supprimant le culte public.

Avec une équipe de paroissiens, nous avons pris la décision de diffuser la messe dominicale, tout d’abord parce que la situation actuelle risque de durer, ensuite parce qu’il nous parait important de conserver et de manifester le lien entre les prêtres et les paroissiens.

Nous vivons des temps difficiles.
Touchés de plein fouet par ce que nous appelons désormais une pandémie, peut-être avons-nous pensé que notre Carême 2020 serait raté, notamment par la suspension de la vie cultuelle, l’interdiction du rassemblement dominical…
Nous pressentons aussi que cette année, nous ne célébrerons pas la Semaine Sainte et la fête de Pâques comme d’habitude.

Et si c’était précisément tout l’inverse ?

C’est dans ce contexte que nous sommes appelés à vivre le Carême.Arrachés à nos certitudes et aux tourbillons de nos activités habituelles, nous avons maintenant le temps de revenir à l’essentiel :réfléchir sur le sens de nos vies, discerner entre l’utile et le futile, convertir nos choix et nos décisions…
Nous avons le temps d’intensifier notre prière et d’approfondir la Parole de Dieu. Nous avons le temps pour développer notre empathie, pour prendre des nouvelles des uns et des autres, pour porter le souci de notre entourage.
En ce 4ème dimanche de Carême, la couleur des ornements liturgiques nous invite à voir la vie en rose là où nous sommes tentés d’être moroses. Car en toutes épreuves, même lorsque les ténèbres semblent épaisses, la vie reprend le dessus, la lumière l’emporte.
C’est là l’essentiel de notre foi : la croix est toujours dépassée par la victoire de Pâques.
Tournons-nous ensemble vers Jésus Lumière du monde, confions-lui les ombres de nos inquiétudes et de nos peurs, accueillons en nous ses gestes de salut, sa parole encourageante et transformante :

HOMÉLIE
Je suis toujours étonné de la pertinence époustouflante de la Parole de Dieu, toujours connectée à nos soucis et à nos préoccupations actuels. 

Dans la mentalité de l’époque de Jésus, un handicap de naissance était, la plupart du temps, perçu comme le châtiment d’un péché.Si cet homme était aveugle depuis sa naissance, alors c’était nécessairement le signe d’une punition soit pour son péché personnel, soit pour le péché de ses parents. Cette lecture erronée reste malheureusement actuelle. La tentation n’est pas morte d’attribuer nos épreuves à un Dieu qui nous punirait de nos péchés.
Souvenez-vous des débuts du Sida, certains y ont vu la marque d’un châtiment divin. Peut-être se trouve-t-il encore des gens qui, actuellement, pensent que la pandémie du coronavirus est également une sanction divine pour punir les hommes de leur éloignement de Dieu, de leur individualisme, de leur matérialisme, de leur volonté de toute puissance…
Cette lecture n’est pas chrétienne. 
Accuser Dieu comme responsable de nos malheurs et le convoquer à notre tribunal pour lui imputer tout ce qui va mal, ce n’est pas chrétien. Dieu n’est pas un tortionnaire ! 
Lors de la Passion, ce n’était pas Dieu qui tenait le fouet qui s’est abattu sur le corps de son Fils, ce n’était pas Dieu qui enfonçait les clous dans le corps de son Fils, ce n’était pas Dieu qui l’élevait sur la croix pour le faire mourir d’une mort aussi lente que violente…
Dieu n’est jamais du côté de ceux qui usent de leur force, de ceux qui font plier les autres. Dieu n’est jamais du côté des forts, mais toujours du côté des faibles, des fragiles, de ceux qui ploient sous le fardeau.
Le temps de la Passion qui va bientôt s’ouvrir est là pour nous le rappeler et nous en convaincre.
D’ailleurs, c’est bien à cette empathie de Dieu pour l’homme faible et souffrant à laquelle nous sensibilise l’Evangile du jour. C’est Jésus qui, le premier, voit l’aveugle au bord de la route. Il voit la souffrance des hommes. A aucun moment il ne détourne les yeux de l’indigence humaine. 
Jésus se laisse toucher par tout homme prisonnier de ses ténèbres intérieures…ses désarrois, ses inquiétudes, ses incompréhensions. Une fois qu’il a vu l’aveugle, que fait Jésus ? S’en détourne-t-il pour poursuivre son chemin ?
Non ! Il reste là avec l’aveugle. Et il va avoir une attitude étrange avec lui. Crachant par terre, il fait de la boue qu’il applique sur les yeux de l’aveugle. Ce qui à première vue nous semble répugnant peut être réinterprété à la lumière de la Genèse et prendre dès lors tout son sens.
Souvenons-nous d’Adam…
Le récit de la Genèse nous dit qu’il fut façonné à partir de la poussière du sol.
Tout devient alors clair : Jésus est en train d’entreprendre la re-création de l’aveugle ; il le reconfigure, l’arrachant à ses ténèbres pour le mettre dans la lumière et la relation avec l’ensemble de la création. 
Ce geste de Jésus fait autrefois sur cette personne particulière est un geste prophétique et porteur d’espérance qui concerne l’humanité entière.
Notre foi chrétienne nous ancre dans cette promesse que tout homme est appelé à la re-création, à la restauration de son être.
Jésus porte à tous les hommes cette nouvelle extraordinaire que ce qui est abîmé sera guéri, que ce qui est enténébré sera irradié de lumière, que ce qui est mort sera vivifié.
Cette bonne nouvelle, il l’exprimera de la manière la plus éloquente dans sa Pâque,dans le triomphe de sa résurrection.
Cet aveugle, c’est chacun de nous…
Des brumes menaçantes s’agitent devant nos yeux nous empêchant de voir ce qui est beau, ce qui est bon, ce qui est bien.
Ces brumes ont plusieurs noms :désarroi, désespérance, découragement, peur, repli sur soi…
Par la foi, nous pouvons laisser Jésus s’approcher de nous et le laisser chasser ces brumes aveuglantes, le laisser nous recréer, nous restaurer…
De son côté, l’aveugle s’est laissé faire, il a laissé Jésus agir.
Et de notre côté, laisserons-nous Jésus nous recréer ? Avons-nous le désir qu’il agisse en nous ?
L’épreuve de la pandémie que nous subissons sera-t-elle pour nos sociétés et pour chacun de nous l’occasion d’une conversion et d’une re-création dans nos habitudes, nos valeurs, nos manières de vivre ?

J’ose l’espérer.

 

 

13 MARS 2020  DERNIER COMMUNIQUÉ
DU DIOCÈSE DE VANNES

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